
Le Boulet : J.AYEW
Très en vue depuis plusieurs semaines, le cadet des Ayew n'a pas montré grand chose cet après-midi. Pire, on a retrouvé par moment sa nonchalance que faisait s'arracher les cheveux aux supporters lors de ces premières apparitions professionnelles, comme sur cette grosse occasion où il loupe le but du 3-1 et aurait pu mettre en difficulté son équipe.
L'olympien du match : AMALFITANO
On aurait bien sûr pu saluer l'excellent match de Barton, mais force est de constater que la prestation du jour d'Amalfitano mérite aussi quelques louanges. L'ancien lorientais a certainement sorti son meilleur match depuis sa fameuse sélection en équipe de France il y a 8 mois. Techniquement au dessus du lot, tranchant dans ses interventions et ses courses, présent sur tout le front de l'attaque, il ne lui aura manqué qu'un peu de lucidité dans la finition.
Pas grand chose à faire durant quasiment toute la partie, il sort la parade qu'il faut sur la frappe de Lesoimier qui partait dans sa lucarne.
Il a fait preuve de pas mal de fébrilité sur le plan défensif, compensée par une belle présence offensive et quelques centres pas trop ratés. A son crédit, un sauvetage dans les pieds de l'attaquant brestois qui s'apprêtait à pousser le ballon au fond.
Avec lui on s'habitue à l'excellence. Malgré un carton jaune d'entrée, il a affiché sa sérénité habituelle et s'est même permis un rush sur le côté conclu par un centre qui semblait dire à Morel : "Tiens, tu vois comment on fait, c'est bon ?"
Plus en difficulté que son compère en défense, il est toujours en recherche de sensations, même si il n'a cette fois pas offert de but cadeau à l'adversaire.
Un très beau but qui débloque le match.
Peu en vue durant cette rencontre, il s'est laissé peu à peu submergé sur son côté en fin de match.
Il a traversé les 40 minutes qu'il a passé sur la pelouse dans un certain anonymat, si ce n'est sa récupération sur le premier but marseillais sur laquelle il se blesse aux adducteurs. Remplacé par
qui n'aura pas coûté de but à son équipe. Il faut savoir se contenter de peu.
Le co-homme du match si l'on peut dire, même si contrairement à Amalfitano il a un petit peu baissé de pied en fin de match. Avant ça, une prestation de haute volée, alliant puissance et solidité à la récupération, conviction dans ses frappes et surtout une superbe vision du jeu l'installant comme la plaque tournante de l'équipe et lui permettant d'offrir deux passes décisives.
Moins en vue qu'à l'habitude, il semble avoir besoin de souffler. Malgré tout il apporte toujours beaucoup par sa technique et sa percussion.
Une fois n'est pas coutume, il s'est retrouvé à la finition de plusieurs actions, et a été récompensé par le but le plus facile de sa carrière.
Remy a bouffé un joli nombre de contres pour ses 15 minutes sur le terrain, prestation heureusement sans conséquence. C'est quand même un peu énervant d'avoir l'impression qu'il court sur des oeufs avec un costume de scaphandrier.
Tout ce petit monde devrait rapidement retrouver sa place en L2 et nous épargner la vue de leur stade de campagne.
Arbitrage maison classique : des cartons sur les premières fautes des marseillais, aucun aux brestois avant les dernières minutes ; des touches et corners inexistants donnés à l'adversaire (dont l'un amène le but breton).






